Concert de sarangi au Musée Guimet par Sabir Khan
Posted in HINDOUSTAN, ÉCOUTER on January 8th, 2012 by kerbacho
Sabir Khan – sarangi & Prabhu Edouard – tabla
Musée Guimet – avenue d’Iéna – Paris | vendredi 27 janvier à 20h30
Sabir Khan – sarangi & Prabhu Edouard – tabla
Musée Guimet – avenue d’Iéna – Paris | vendredi 27 janvier à 20h30
De l’importance du tar-paran dans le genre Dhrupad :
Extrait d’un entretien d’Asad Ali Khan, beenkar, avec Deepak Raja
In the choice of Dhrupad compositions, we have been taught that the compositions with four stanzas are meant for vocal rendition, while the twin-stanza compositions are suitable for the Been. After rendering the two stanzas – the sthayi and the antara – we begin the tar-paran improvisations. The tar-paran belongs to the jod-ang (the jod facet) of the improvisations with percussion accompaniment. A competent Beenkar knows hundreds of parans composed for the Pakhawaj, while his percussionist knows hundreds of stroke-patterns on the Been. They anticipate each other’s improvisations, and co-operate to create the most effective rhythmic impact. And, the advanced stage of the tar-parans, played with chikari punctuation, is the jhala ang (jhala facet/ movement).
Almost 50% of the success of our concert depends on the quality of the Pakhawaj accompaniment. The required rapport with the Pakhawaj player is best achieved through a stable partnership with one percussionist. For years, I have played with Gopaldasji, who once also accompanied my father. He is getting on in years now. I am developing a younger Pakhawaj player from Mathura. There are many soloists in India, but very few good accompanists. An accompanist has to be virtually groomed for that role by senior vocalists or beenkars.

Mathilde avec deux enfants – été 1955
Mon cerveau : deux moitiés qui s’ignorent, ces connes !
J’en profite pour les faire travailler à plein temps toutes les deux.
Quel merveilleux musicien que Madurai Somu !
Maîtrise, exubérance, gaieté, voici les mots qui me viennent à l’esprit quand je pense à Pushkar Lele, le jeune chanteur de khyal qui sera en tournée en Belgique et aux Pays-Bas la semaine prochaine. À l’image de son modèle Kumar Gandharva, il prend des chemins de traverse et sort de l’orthodoxie.
Sa voix juvénile est d’une maturité impressionnamte. Dès la première fois que je l’ai entendu, il y a plusieurs années déjà, j’ai été séduit. Il avait alors moins de 30 ans.
Quelques années auparavant, après 15 ans d’apprentissage du chant classique, propulsé par son talent d’enfant prodige et comblé par le succès à tous les concours auxquels il participait, cet artiste s’est tout d’un coup senti dans une impasse. Renonçant à ce qu’il avait appris jusqu’alors, il est reparti de zéro avec un nouveau maître, Vijay Sardeshmukh, en quête d’une nouvelle aventure musicale, inspirée par un grand chanteur mythique (et souvent contesté) alors disparu depuis déja une décennie.
La tradition n’est pas une mare stagnante, plutôt un flot ininterrompu où l’innovation est primordiale, certes pas de tout repos, comme l’a montré Kumar Gandharva lui-même. Pushkar à son tour cherche sa voie (et sa voix). « Like everyone else, I too strive to find my ‘voice’. But it is a process which does not have a specific processing time. It can take years or occur to you in a flash! Hence one needs to keep at it hoping to find the elusive voice. Hypocritically, the audience does not expect musicians who belong to a grand lineage to undergo the same process! They are expected to continue in the same tradition as their famous forefathers. But a shishya is asked to find his own ‘voice’ or ‘gayaki’! So it is a constant struggle and challenge to negotiate such circumstances, people, as well as the self within! » P.L.
Dans l’ombre de Kumar Ghandarva, ce jeune artiste jongle librement avec une tradition que l’on croyait momifiée. Vivifiant !
Pushkar Lele, vocalist | Sanjay Deshpande, tabla | Suyog Kundalkar, harmonium
Antwerpen – Zuiderpershuis 30 nov. 8:30PM
Amsterdam – Tropentheater 2 dec. 8:00 PM
Den Haag – Regentes – 4 dec. 3:00 PM !!!
Maasmechelen – Schouwburg Cultureel Centrum – 6 dec. 8:15PM
Merci de faire circuler l’information. Venez avec vos amis ! Je crains que le temps approche où, faute de moyens, ce genre de concerts ne seront plus possibles.
Le 18 novembre 1911 est la date de naissance de mon père. Il aurait donc eu 100 ans aujourd’hui. Impensable. Même écrits, ces mots-là, ce nombre, cet âge, tout cela me paraît invraisemblable.
C’est donc ainsi que, petit à petit, parfois par coups et à-coups, nos chers disparus nous familiarisent avec l’inéluctable. Ils s’éloignent mais nous nous éloignons avec eux.
Exemple de maîtrise parfaite d’un raga difficile sur un instrument difficile. Cet enregistrement de studio indien, dont les images ne sont pas très agréables, doit dater d’il y a un peu moins de vingt ans (années 90). Il me semble qu’Ashsish Khan était alors dans sa cinquantaine. Et en pleine possession de ses moyens.

Ce document rescapé des archives familiales [merci René] atteste que M. Philippe Nicolas [mon grand-père] a abandonné dans la commune d’Obreck à la suite de son évacuation vers l’intérieur le 8 septembre 1939 :
3 vaches 4, 5, 5 ans avec harnais
1 voiture à 4 roues

La Mairie d’Obreck, telle que la montre Google StreetView en novembre 2011, n’a pas dû beaucoup changer depuis 1939.
Que restera-t-il bientôt de la mémoire de cette odyssée que quelques bribes devenues incompréhensibles comme le témoignage de cet abandon cruel ?
Messieurs mes oncles nonagénaires qui gardez vaillamment la jouissance de vos facultés et de votre mémoire, il est encore temps de fixer vos souvenirs (que je recueillerai volontiers avec gratitude et respect). Si vous ne parvenez pas à y trouver du plaisir, faites-en au moins un devoir.
Les tubes électroniques ne cessent de charrier des pépites qui promettent un bien bel avenir au sarod.
Le son de ces enregistrements est malheureusement un peu limite (et même au-delà), on remarque ici et là des petits problèmes de justesse (?), mais quelle musicienne ! Que de belles et fines trouvailles ! Et le joueur de tabla me plaît bien aussi.
Et ces yeux de Kolkata…